Communiquer avec Coline

Publié le par Cocoweb

Beaucoup de personnes se demandaient si tu communiquais avec nous, bien sûr que oui mais d'une manière différente. Nous avions nos codes. Pendant longtemps j'ai essayé de te faire dire "Maman", tu ecoutais longuement, regardais à droite, à gauche... puis tu me ragardais en essayant de toute tes forces mais cela ne voulait pas sortir. Juste un petit gémissement avec ta voix si douce... Une fois pourtant, tu as réussi, la seule fois ! C'était jour de fête à la maison mais parler te demandait un effort extraordinaire.
Une amie à nous, Françoise Letevé, peintre, à même fait un tableau pour toi : "Coline, l'enfant qui parle avec ses yeux" c'est tout a fait ça...
Patricia, la maman de Fiona a même appellé son blog : "Mes mains et mes yeux pour le dire"...
Pendant longtemps, ce qui nous a manqué, c'est que tu ne souriais pas. En fait, tu souriais mais nous ne comprenions pas encore les codes. Après ton départ, nous avons retrouvé de vielles cassettes VHS que nous avons épluché et bien, tu souriais déjà toute petite. Il aura fallut revoir ces videos pour comprendre et voir. Ce n'est pas nous qui t'avons appris à parler mais toi qui nous a appris ton langage.


Ton premier éclat de rire nous a boulversé, maman et moi pleurions de joie. C'était à Noël, tu avais 1 an et demi, nous le fetions chez Tata Véro qui en réalité est ta marraine, mais Tata Véro est resté comme une tradition. Il y avait de la musique, tu adorais la musique, tu adorais danser. Quelqu'un a eu l'idée de mettre une chanson de Bourvil, salade de fruits, maman t'a prise dans les bras et vous dansiez... Tu étais aux anges... Tu regardais tout autour de toi pour voir si on te regardait et là tu as éclaté de rire, tu étais si heureuse. Nous ne pouvions arreter de danser avec toi tellement cela nous faisait plaisir que tu sois si contente. Cette chanson c'était ton plus beau cadeau de Noël, pour toi, comme pour nous.
Mais pourquoi pleurons nous maintenant chaque fois que nous l'entendons ?....




Tu detestais lorsque ça criait à la maison, lorsque papa ou maman disputait tes frères ou lorsque que papa et maman se disputaient, tu criais à ton tour d'un air de dire : "Taisez vous !" et aussitôt le calme revenait lorsqu'on t'entendait. Toutes nos enguelades devaient si futiles lorsque tu nous rappellais à l'ordre. Tes frères aimaient aussi te faire pleurer... les salauds !... Tu étais si sensible qu'il suffisait de te plaindre avec une voix triste :
"Ooooh !! Pauvre petite fille ! Elle est si malheureuse ! Pauvre petite Coline ! Papa/Maman ils t'aiment pas !..." pour que tu fondes en larme. Des vrais petits saligots ces frères (mais maman et papa l'ont fait aussi, les salauds !..)
Ta deuxième nourriture c'était les bisous. Dès que tu as su en faire, ensuite tu n'as plus arrété. De longues series de bisous entrecoupés de calins.





Dès que tu ne connaissais pas quelqu'un et que cette personne te semblait gentille, tu la carressais. C'était ta manière d'interpeller les gens. Tu faisais des tas de petites choses que les gens qui ne te connaissaient pas avaient du mal à interpreter mais que nous et tes frères connaissions car tu nous les avais apprises.

Qu'est-ce que tes calins nous manquent ma chérie...

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

vanessa 03/01/2009 23:26

bonjour je vien de faire le tour de ton forum c'est trés touchant vrément j'écrit avec beaucoup d'émotion et de frisson
en tout cas bon courage et je sais pas quoi dire d'autre

Cocoweb 06/01/2009 16:48


Merci beaucoup Vanessa


Patricia 18/12/2008 08:39

Je ne peux m'empêcher de pleurer en lisant votre histoire. Je sais tellement quel est le manque qui vous fait mal chaque instant. Je découvre Coline et au fil des phrases, elle me fait tellement penser à Fiona qui me manque toujours autant. Les sourires, les rires, la musique, la manière de rouspéter. Le langage est identique et c'est là qu'on s'aperçoit que nul besoin de mots pour aimer et se faire comprendre.

Cocoweb 20/12/2008 20:46


Sandrine a encore pleuré tout à l'heure