Vendredi 23 janvier 2009

D'abord ce fût Clement, ensuite tu l'as rejoint et Dimanche dernier, c'est Marie, 5 ans qui est partie courir, jouer, danser avec ses copains.
Cette année, 3 enfants de l'IME sont partis.
L'éducateur a emmené le petit garçon sur la tombe de Marie.
Ils s'y sont recueillis.
Le petit garçon est très triste, il se renferme sur lui-même et pleure dans les bras de sa maman.
Si tu existes toi là-haut ! Pourquoi acceptes-tu tant d'injustice ! Laisse nous au moins espérer qu'ils sont biens mieux qu'ici bas ! Envoie-nous un signe quelque chose !!!
Dis-nous si tu existes, nous avons si mal !!
Par Cocoweb - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 30 janvier 2009

Hier nous sommes allés flaner à l'IKEA de St Herblain. Nous n'acheterons rien... Promis. Pour finir nous sommes revenus les bras remplis de cadres en tout genre et aussi quelques petits bibelots representant des anges. La maison est tapissée de cadre avec ta photo et les petits anges veillent sur toi. Nous ne pouvons nous passer de toi. J'espère que nous t'avons assez dit que nous t'aimions. Il faudrait que tout les parents n'oublient pas de dire à leurs enfants qu'ils les aiment. Parfois on ose pas, c'est con mais c'est comme ça...

Maman a signé son contrat hier et commence au début du mois de fevrier. Moi j'ai commencé à écrire un livre sur toi pour raconter ton histoire mais c'est terrible à faire, surtout lorsqu'on est pas écrivain, l'émotion prend le dessus et je suis obligé d'arreter souvent. Je n'ai réussit qu'à écrire 2 pages en me forçant beaucoup. Il faut que j'y arrive pour toi, en ta mémoire, pour que tu laisses une trace...

Une dame nous avait contacté car elle voulait écrire elle-même ton histoire. Au début nous avions dit oui mais ensuite nous avons pensé que seuls nous, tes parents, pouvions faire ressortir toute l'émotion et tous les sentiments que nous avions à ton égard. Je m'en excuse encore auprès de cette personne. Nous croisons les gens qui forment la foule d'anonymes venus comme nous se promener dans cette grande galerie marchande d'Atlantis et je me surprend à devisager les gens en essayant de deviner leur histoire. Ont-ils vecu eux aussi des histoires extraordinaires ? Surement pour certains mais nous ne le saurons jamais... dommage... c'est de la mémoire perdue. Il faut vraiment que j'écrive ce bouquin.

Par Cocoweb - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Samedi 14 mars 2009
Rien que pour toi

Desolé de ne plus faire paraitre d'articles mais c'est assez difficile, d'autres viendront, c'est sûr....
Par Cocoweb
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Samedi 14 mars 2009
Juste un très court extrait du debut du livre que j'essaye d'ecrire pour que tu laisses une trace.
Dites ce que vous en pensez  :

Elles te prennent et vont faire ta toilette dans une salle adjacente.

« Madame ?! Nous allons emmener Coline en pédiatrie ». Sandrine acquiesce car son inquiétude est immense, instinct maternelle sans doute, elle sent que quelque chose de grave arrive.

« Suis-les et reviens me voir après » me dit-elle.

Me voilà donc dans les sous-sols de cette hôpital de Valenciennes où tout est sombre, lugubre suivant Coline dans son petit berceau.

Une pédiatre de garde m'accueille, Mme Pindy. Une dame noire très gentille avec un fort accent africain.

« Vous êtes le papa ? Veuillez patienter en salle d'attente s'il vous plait, je vous appellerai le moment venu »

Je ne sais pas combien de temps je suis resté là, seul à attendre, on ne me disait rien, sûrement plus d'une heure. Je ne savais pas que ton combat pour la vie avait déjà commencé et que cela allait durer neuf ans. Je ne connaissais pas tous les combats que que tu allais mener, que ce n'était qu'un début, que nous allions t'accompagner, t'aider dans toutes tes batailles, que notre vie s'en trouverait bouleversée à tout jamais.../...


.../...Je reste assis près de toi un bon moment. Les nouvelles que m'avaient donné la pédiatre n'étaient pas rassurantes. Je te veille comme on veille un mourant. Je suis à tes cotés. Je n'ai pas le courage d'aller voir ta maman et ainsi d'amplifier son inquiétude. Je reste près de toi puis vers 3 heures et demi je m'en vais sans aller voir Sandrine. Elle me le reproche encore aujourd'hui. Ce que je ne savais pas, c'est qu'ils l'avaient laisser seule en salle d'accouchement, lumières éteintes, jusque 4 heures et demi du matin.


Le réveil n'a pas besoin de sonner, je suis debout. Le téléphone n'arrête pas de sonner, mes parents, la maman de Sandrine, Véro ma belle sœur, ma sœur... Chaque je répète la même histoire, 1 kg 355, quarante centimètres, Coline, le nom de la maternité...


Par Cocoweb - Communauté : Notre combat au quotidien
Ecrire un commentaire - Voir les 12 commentaires - Recommander

Images Aléatoires

  • A_f166676848.jpg
  • A_f11544720.jpg
  • 005.JPG

Présentation

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Créer un Blog

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus